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| Le 3 novembre 1950, l'avion d'Air India, le "Malabar Princess", assurant la liaison Bombay-Londres s'apprête à amorcer sa descente vers Genève où il doit faire escale. Depuis le décollage du Caire, à 2 heures du matin, tout va bien à bord. Le commandant Alan Saint, un britannique connaît cette ligne par coeur. L'appareil est un Constellation propulsé par quatre moteurs à hélice. Il transporte quarante-huit passagers. |
![]() Super Constellation |
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À 10h43, les tours de contrôle de
Genève-Cointrin et Grenoble captent ce message : "
Je me trouve à la verticale de Voiron, à une altitude
de 4700 mètres." Et puis, plus rien. L'avion n'atterrira
jamais. Le Malabar Princess a percuté les Rochers de la Tournette (4677m) sur l'arête terminale du Mont-Blanc. En ce début de mois de novembre, la tempête sévit sur le massif du Mont-Blanc. Le 5 novembre à la faveur d'une éclaircie, un avion suisse repère les débris de l'appareil sur le versant français. À trente mètres près, plus à l'ouest, la catastrophe pouvait être évitée. Il n'y a aucun survivant ! Les causes de l'accident ne seront jamais élucidées. Altitude d'approche trop basse ou déficience des instruments de bord ? Personne ne le saura jamais. La tempête avec l'absence de visibilité et les vents violents ont certainement joué un rôle dans cette catastrophe. |
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Le 24 janvier 1966, le
Boeing 707 d'Air India effectue son vol régulier Bombay-New
York via Beyrouth, Genève et Londres. À son bord,
cent dix-sept personnes, dont ... quarante-six marins et Homi
Bahabha, père du programme nucléaire indien. Le
"captain" J.T Da Souza est un pilote expérimenté.
Le Boeing 707 quitte le faisceau-radar de Milan pour être pris en charge par celui de Genève. Il se trouve à 6200 mètres d'altitude lorsqu'il obtient l'autorisation de changer de niveau. À 8 h 10, le contact radio cesse. Les conditions de sauvetage ont complètement changé avec l'utilisation de l'hélicoptère. Rapidement sur les lieux de la catastrophe, les sauveteurs ne découvrent aucun survivant. Dans ses soutes, le Boeing transportait deux cents singes destinés à des laboratoires. D'après des secouristes, certains de ces singes auraient survécu au crash et auraient marché quelques mètres dans la neige. Seize ans après le "Malabar Princess", le "Kanchenjunga", portant les couleurs de la même compagnie aérienne, s'est écrasé pratiquement au même endroit. |
| Dans les deux accidents, les avions se sont désintégrés en milliers de morceaux éparpillés aussi bien sur le versant français que sur le versant italien. Depuis une vingtaine d'années, le glacier des Bossons rejette au niveau de sa langue terminale les débris de ces deux catastrophes : bouts de ferraille, fils électriques... |
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En 1986, Christian Mollier, alors gérant
du Chalet du Glacier retrouve une roue du train d'atterrissage
du "Malabar Princess" sur le glacier au même
niveau que la buvette. Cette roue est aujourd'hui exposée
au Chalet du Glacier des Bossons et du Mont-Blanc Des coupures de presse de l'époque et les documents plus récents sont regroupés dans un grand livre mis à la disposition du public au Chalet du Glacier. Ils vous replongent dans ce tragique accident qui coûta la vie à quarante marins sans oublier les membres de l'équipage et le guide René Payot. |
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